Femmes détruites : Sortir de l'emprise

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La violence conjugale a des effets dévastateurs, tant sur la santé physique que sur la santé mentale des femmes victimes (et de leurs enfants s’il y en a). Si les conséquences physiques de la violence sont plus faciles à repérer, les plus graves sont incontestablement psychologiques. Les traces d’une agression physique finisse par s’estomper, tandis que les injures, les humiliations laissent des marques indélébiles.

 

Chez les victimes, les manifestations anxieuses ou dépressives sont fréquentes. Même si la personne a réussi à sortir de la relation abusive, les conséquences de la violence se prolongent dans le stress post-traumatique. Des années après, un évènement anodin peut la ramener à son passé et provoquer des reviviscences anxieuses. Même séparée de son agresseur, elle reste vulnérable.

 

Par la disqualification permanente qu’elle a subie, la victime a perdu confiance en elle : elle a fini par intégrer l’image négative qu’on lui renvoie d’elle-même. Plus une relation dure et plus le message de dévalorisation s’imprègne durablement. Par l’emprise, un cercle vicieux s’installe : plus la maltraitance est fréquente et grave, moins la femme trouve les moyens de se défendre : sauf si elle a une volonté et un caractère hors du commun ; si dans son enfance elle a déjà du combattre ce genre d’épreuve face à l’un de ses parents, dans ce dernier cas, elle peut avoir la chance d’avoir un « déclic  salvateur » dans un énième moment de violence.

 

Les conséquences de la violence sur la santé mentale des victimes sont aggravées par tout ce qui nourrit le sentiment de culpabilité, de honte et d’isolement.

 

Femmes sous emprise de MF Hirigoyen