Femmes détruites : Qui sont les individus violents ?

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LA FEMME

Il faut savoir et ne pas oublier, qu’il y a également des femmes violentes. Elles utilisent également les outils du pouvoir. Néanmoins, dans une majorité de cas, ka violence physique est faite dans un contexte de protection ou de légitime défense face aux violences dont elles sont victimes.

 

On peut se poser la question suivante :

L’homme est-il maltraité par une femme qui ne le respecte pas ou bien celle-ci est-elle devenue violente à force d’être elle-même tyrannisée ? Chez certaines femmes acariâtres, on peut se demander si elles ne sont pas simplement aigries par des années de soumission conjugale !

 

L’HOMME

Les pires tyrans sont ceux qui savent se faire aimer ! Spinoza

 

On peut se demander pourquoi les comportements violents sont incontestablement plus fréquents chez les hommes que chez les femmes.

 

Pour l’instant, aucune explication biologique ne peut expliquer pourquoi les hommes violents le sont uniquement avec leur partenaire intime et, pour la plupart d’entre eux, jamais à l’extérieur du foyer. La violence à l’égard de la femme ne serait qu’une stratégie de domination inscrite dans les gènes de l’homme ? Cela semble une théorie un peu farfelue.

 

On peut plutôt affirmer que la société prépare les hommes à occuper un rôle dominant et, s’ils n’y parviennent pas naturellement, ils tendent à le faire par la force. La violence est pour eux un moyen parmi d’autre de contrôler la femme.  La société octroie aux hommes une  positon de pouvoir et d’autorité. Aux femmes, on attribue des comportements tels que la douceur, la passivité, l’abnégation, alors que les hommes sont forts, dominateurs et n’expriment pas leurs émotions.

 

En fait, tout ce qui est valeureux, respectable, digne d’admiration est du domaine masculin ; ce qui faible, méprisable et indique est du registre féminin.

 

Plusieurs études ont mis en évidence une corrélation nette entre les traumatismes de l’enfance et certains troubles de la personnalité. Une enfance difficile ou des manques affectifs sont souvent le lot des hommes violents. Néanmoins, leur mal-être ne doit pas être une excuse pour détruire leur partenaire, cela devrait être au contraire, une raison plus que suffisante pour entreprendre une psychothérapie. Les hommes violents ont en grande majorité une personnalité borderline et antisociale. Certains spécialistes associent d’ailleurs la personnalité borderline à la violence conjugale.

 

Un homme qui a été élevé dans le manque affectif, les cris, l’indifférence, la violence, prendra l’habitude de réagir par la violence chaque fois qu’il aura besoin de soulager ses tensions internes ou de se valoriser. Si ses actes violents ne sont pas sanctionnés, il n’y a pas de raison qu’ils ne se reproduisent pas, et c’est bien entendu ce qui arrive. Il suffit de laisser faire une fois pour que l’habitude se maintienne.

 

Aucun facteur pris isolément ne suffit à expliquer pourquoi un individu est violent. Un traumatisme de l’enfance peut créer une prédisposition à la violence. En dehors de ces traumatismes, la personnalité d’un homme violent est influencée par son éducation et son environnement social.

 

LA FRAGILITE DES HOMMES

 

La déresponsabilisation

Tous les hommes violents ont tendance à minimiser leurs gestes, à se trouver des causes externes, notamment en tenant leur conjointe pour responsable. Les femmes victimes elles, cherchent plutôt une explication psychologique interne à l’apparition de la violence chez leur partenaire.

 

Contrairement à ce que l’homme prétend, ce n’est pas un comportement précis de sa compagne qui provoque son déchaînement, mais il se sert de ce prétexte pour justifier sa colère, ses insultes, ses gestes agressifs et ses paroles humiliantes. Tous les récits des victimes décrivent des hommes qui deviennent irritables sans raison apparente. Ils sont de mauvaise humeur, se plaignent d’avoir mal dormi, d’avoir trop de travail et ils cherchent une occasion pour justifier leur irritabilité. Cette tension augmente en intensité jusqu’à la violence verbale puis parfois physique.

 

Certains hommes se mettent à boire. Les conduites agressives liées à l’alcool sont courantes. L’alcool provoque directement la violence, il permet la libération de la tension interne jusque là contenue, et crée un sentiment de toute puissance. L’alcoolisation ne doit pas être synonyme de déresponsabilisation !  

 

Tous les hommes qui justifient leur comportement par une perte de contrôle savent le modérer en société ou sur leur lieu de travail. La plupart d’entre eux sont difficiles dans le couple : ne présentent aucunes difficultés dans leur vie sociale. On dirait que le fait de centraliser leurs difficultés dans le cadre du couple leur permet de préserver leur vie sociale.

 

La société continue à attendre des hommes qu’ils occupent un rôle dominant. Mais, s’ils se sentent incompétents ou impuissants, ils peuvent chercher à compenser cette faiblesse par des comportements tyranniques, manipulateurs et violents en privé. Bien évidemment, ils ne l’avoueront jamais ouvertement : le déni est pour eux un moyen d’échapper à la honte et à la culpabilité, mais également le moyen de ne pas voir leur fragilité interne. Il leur faut se maintenir dans la toute puissance, au besoin par la manipulation et le mensonge. Comme ils ne veulent pas être responsables, c’est forcément la faute de la femme, ils se tirent d’affaire et retournent le problème en se posant en victimes ! A défaut de savoir s’excuser, ils savent alors apitoyer l’autre par des douceurs inhabituelles.

 

Cette déresponsabilisation est mal acceptée par les femmes, car dénier leur souffrance à elles constitue une attaque supplémentaire !

 

Des hommes fragiles psychologiquement

Ce sont leurs failles narcissiques qui constituent le soubassement du comportement des hommes violents. Ce sont leur fragilité et leur sentiment d’impuissance intérieure qui les amènent à vouloir contrôler et dominer leur compagne. Ils attendent d’elles (comme un enfant peut attendre de sa mère) qu’elles allègent le poids de leurs tensions, qu’elles soulagent leurs angoisses. Puisqu’elles n’y arrivent pas, elles apparaissent comme des ennemies et sont tenues pour responsables de tout ce qui ne va pas. L’acte violent agit chez eux comme une protection de leur intégrité psychique. Le contrôle de l’autre, à l’extérieur, vient suppléer leur manque de contrôle interne. Ou encore, certaines phases de violences correspondent aux moments où l’homme trompe ou à envie de tromper sa femme. Les reproches incessants, à cet instant précis, le déculpabilisent et justifient sa tromperie.

 

La violence est pour ces hommes un palliatif pour échapper à l’angoisse et leur peur : peur d’affronter les affects de l’autre, peur d’affronter les leurs !

 

L’angoisse d’abandon et la dépendance

Leur tension interne est liée également à leur peur infantile d’être abandonné. Toute situation évoquant une séparation suscite chez eux des sentiments de peur et de colère. Cela les rend ombrageux, irritables et jaloux. Ils rendent leur femme responsable de leur malaise interne. L’angoisse d’abandon n’est contenue que par un contrôle permanent sur le partenaire et peut ensuite éclater par une crise de jalousie aveugle et dévastatrice. C’est un cercle vicieux car, en déchargeant leurs tensions sur leur compagne, ils créent les conditions pour qu’elle les quitte !

 

Leurs comportement violents ont pour but de maintenir la femme à sa place, de façon à ne pas se sentir dépendants affectivement d’elle, tandis qu’à d’autres moments, paniqués à l’idée de la perdre, ils tentent de se faire pardonner et induisent chez leur compagne un comportement réparateur.

 

La relation fusionnelle

Beaucoup d’homme ne connaissent pas la bonne distance qui permet une relation saine. Ils essaient d’amalgamer leur femme à eux, de les capter. La femme à forte personnalité, peut se raidir à cet instant.

 

L’homme violent vit alternativement sa conjointe :

·         comme inexistante et il n’y a donc pas lieu de la prendre en considération

·         comme trop envahissante et dans ce cas il l’a critique, la rabaisse

 

Tout est un problème de distance : trop de proximité les inquiète car ils le ressentent comme un risque d’engloutissement ; une trop grande distance réactive leur peur de l’abandon. Pour se sentir bien, il faut qu’ils puissent contrôler à tout instant à quelle distance d’eux leur compagne doit se tenir. Ils confondent amour et possession ! L’amour n’est pas possession, mais échange et partage.

 

Certaines femmes disent :

Je suis un tuteur pour mon mari. Je luis permets de grandir. Il s’est enroulé autour de moi comme un lierre et, petit à petit, il m’a étouffée.

 

Dans les couples où la femme materne l’homme, il y a fort à parier que la venue d’un enfant va mettre en péril l’équilibre psychique de ce dernier et le conduire à réagir par des comportements violents. Si la femme se montre très fusionnelle avec son enfant, l’homme se sent frustré et va reprendre le pouvoir par tous les moyens.

 

La puissance apprise

Dès la naissance, il est plus valorisant d’être de sexe masculin. La masculinité, c’est la capacité de s’imposer, de défendre ses droits, d’être brave et fort !

 

La société prépare les garçons à occupe un rôle dominant. Or, en sortant des jupes de leurs mères, ils prennent conscience qu’ils sont bien impuissants dans le monde extérieur. Ils ont cru qu’ils étaient tout, ils constatent qu’ils sont bien peu de chose. Ils ne peuvent malheureusement montrer leur vulnérabilité car on a censuré, chez eux, les expressions de faiblesse et les larmes.

 

Quand les femmes sont débordées par la pression, il leur reste la possibilité de pleurer, de demander de l’aide. Face à leur impuissance, les hommes supposés être fors, solides, n’ont souvent pas d’autre recours que la colère, la jalousie, car ce sont les seules émotions qu’ils n’ont pas appris à contrôler.

 

Notre société prône l’efficacité et la réussite. Il faut être le meilleur et tout est permis pour y parvenir, d’où certaines réactions d’agressivité. Sous prétexte de compétitivité, on apprend à être cynique. Dans un monde voué à la performance, il n’est pas de bon ton de montrer ses faiblesses. Si la femme se doit d’être « féminine », l’homme est contraint de se plier aux codes de la « virilité ». Certains hommes mesures leur virilité à l’aune de la violence qu’ils sont capables de commettre contre autrui !

 

Ces stéréotypes d’hommes forts, virils, puissants sont parfois lourds à porter et certains hommes ne trouvent pas d’autre moyen pour masquer leurs faiblesses que d’écraser leur femme. Les schémas traditionnels de l’homme au travail et de la femme à la maison se sont modifiés. Certains hommes se sentent en insécurité dans des relations plus égalitaires, craignant de perdre leur masculinité. La prise d’autonomie des femmes peut être vécue par certains comme une dépossession, une perte de pouvoir, une perte de valeur personnelle et d’estime de soi.

 

Les femmes pour combler leur insécurité intérieure, en font souvent trop. Non contentes de travailler et de réussir brillamment, elles continuent à gérer le quotidien familial, s’occupent de la maison, élèvent les enfants.  L’homme ne se sent pas à la hauteur, il peut le vivre comme une attaque et devenir violent pour compenser son sentiment d’infériorité.

 

Face aux femmes, qui assument de plus en plus de choses tant au foyer qu’à l’extérieur, certains hommes ressentent de l’envie. Cette envie peut se renforcer et aboutir à des représailles si la compagne se montre trop bienveillante, trop parfaite. Ce sont ces mêmes hommes qui sauront se transformer en agneau face à une femme sachant les « mater » !

 

Tout comme les femmes ont du mal à se sortir du stéréotype du sexe « faible », les hommes résistent mal à la pression et aux frustrations qui pèsent sur eux. Ceux qui sont les plus affectés par ces changements de société sont ceux qui ont une image grandiose d’eux-mêmes : les personnalités narcissiques.  Leur violence peut être interprétée comme la marque de notre époque, où le moi est fragilisé, déstructuré par l’absence de repères éducatifs et de valeurs morales, au  même titre que la toxicomanie ou la délinquance. Pour être un battant, il croit qu’il faut battre les autres !!!!!

 

Femmes sous emprise de MF Hirigoyen