Femmes détruites : Les attitudes

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La violence psychologique s’articule autour de plusieurs axes de comportements et d’attitudes qui constituent des microviolences difficiles à repérer :

 

·         Le contrôle

·         L’isolement

·         La jalousie pathologique

·         Le harcèlement

·         Le dénigrement

·         Les humiliations

·         Les actes d’intimidation

·         L’indifférence aux demandes affectives

·         Les menaces

 

LE CONTROLE

Le contrôle se situe d’abord dans le registre de la possession, c’est surveiller quelqu’un de façon malveillante avec l’idée de  le dominer et de le commander.

 

Cela peut être sous multiples formes : contrôle des heures de repas, des dépenses, des relations sociales…. Et même parfois des pensées. Ce peut aussi être empêché la femme de progresser professionnellement ou de s’épanouir dans son travail de peur de la voir devenir autonome.

 

L’ISOLEMENT

Pour que la violence puisse se perpétuer, il faut isoler progressivement la femme : de sa famille, de ses amis, de son travail, lui enlever sa vie sociale. Ainsi l’homme fait en sorte que sa vie soit uniquement tournée vers lui. Il a besoin qu’elle s’occupe de lui, qu’elle ne pense qu’à lui. Il fait en sorte qu’elle ne soit pas trop indépendante pour ne pas qu’elle échappe à son contrôle. Il peut également arriver que la femme s’isole elle-même pour avoir la paix et ne plus supporter la pression imposée. Dans les deux cas cela conduit à un isolement social et parfois à une complète désinsertion. L’isolement progressif aboutit à un contrôle total. L’isolement est à la fois une cause et une conséquence de la maltraitance.

 

LA JALOUSIE PATHOLOGIQUE

Le contrôle peut se traduire par un comportement jaloux : suspicion constante, attribution d’intention non fondée…… Le conjoint ne supporte pas l’idée de la perdre. Il veut la posséder totalement et exige d’elle une présence continue et exclusive. Cette jalousie pathologique n’est fondée sur aucun élément réel. Elle provient d’une tension interne qu’il tente d’apaiser de la sorte. Or, même si sa femme se soumet, il y aura toujours une insatisfaction car elle est différente de lui et cela lui est insupportable. Dans son excès de jalousie il recherchera des preuves, essayera d’extorquer des aveux, menacera, et éventuellement sous la colère en viendra à des violences physiques.

 

La jalousie intervient à partir du sentiment de dévalorisation, l’homme, plutôt que de se remettre en question, explique sa frustration par l’infidélité de sa partenaire ! D’une façon générale, aucune explication rationnelle ne vient apaiser une jalousie pathologique car il s’agit ni plus ni moins que d’un refus de la réalité.

 

LE HARCELEMENT

En répétant à satiété un message à quelqu’un, on parvient à saturer ses capacités critiques et son jugement et même à lui faire accepter n’importe quoi. Une autre manière de faire consiste à surveiller la personne, la suivre, l’attendre….

 

LE DENIGREMENT

Il s’agit avant tout d’atteindre l’estime de soi de sa femme, lui montrer qu’elle ne vaut rien, qu’elle n’a aucune valeur. La violence s’exprime sous forme d’attitudes dédaigneuses et de paroles blessantes, de propos méprisants, de remarques déplaisantes.

 

Ce peut être la dénigrer sur ce qu’elle fait, ce qu’elle est, sur les gens qu’elle fréquente, sur ses loisirs….. ou même, dénigrer ses capacités intellectuelles, dénier ses idées et ses émotions !

 

La disqualification peut se faire à travers des mots qui paraissent sincères. Il s’agit de manipuler la femme sans qu’elle en prenne conscience, d’attaquer son estime de soi, de l’amener à perdre confiance en elle.

 

LES HUMILIATIONS

Humilier, rabaisser, ridiculiser est le propre de la violence psychologique. L’autre n’étant à la base qu’un exutoire à la rage que l’on porte en soi. La femme n’a pas d’existence propre : on ne la respecte pas.

 

Les humiliations font naître un sentiment de honte, ce qui sera un obstacle supplémentaire pour en parler et se faire aider. Les violences psychologiques, le dénigrement systématique, les insultes provoquent une rupture identitaire, un effondrement intérieur.

 

LES ACTES D’INTIMIDATION

Claquer la porte, briser des objets constituent des actes d’intimidation. On peut interpréter cela comme un acte de violence maîtrisée. Le message qui est véhiculé est « regarde ce que je peux te faire ! ». Le but est de faire naître la peur chez l’autre.

Ces violences peuvent également être portées sur un animal cher à la femme, les enfants... . à tout ce qui fait mal psychologique à cette femme.

 

L’INDIFFERENCE AUX DEMANDES AFFECTIVES

La violence morale, c’est aussi le refus d’être concerné par l’autre. C’est se montrer insensible et inattentif envers sa partenaire ou même afficher ostensiblement du rejet et du mépris.

 

C’est des hommes assez froids qui savent toujours tout mieux que les autres. Le pire est qu’ils vous disent clairement qu’ils ne changeront pas ! Au contraire, ils essayent de vous culpabiliser en vous disant que vous êtes trop exigeante.

 

Ils ignorent sciemment vos besoins, vos sentiments et créent intentionnellement une situation de manque et de frustration pour vous maintenir en insécurité.

 

Vivre avec un homme de ce genre, c’est avoir une vie conjugale sans une seule discussion, sans aucun échange. Ils refusent de vous parler, de sortir avec vous, de vous accompagner à l’hôpital, d’aller aux fêtes de famille…. Ils peuvent bouder plusieurs jours de suite sans que l’on sache vraiment pourquoi. Ils ne font aucun cas de l’état physique ou psychologique de leur compagne.

 

LES MENACES

L’anticipation d’un coup fait autant de mal pour le psychisme que le coup porté réellement. Cela est encore renforcé par l’incertitude dans laquelle la femme est tenue en alerte. Il s’agit pour l’homme de maintenir un pouvoir sur sa femme.

 

Tous ces agissements, pris séparément, pourraient s’inscrire dans le cadre d’une scène de ménage classique, mais ce sont leur répétition et leur durée dans le temps, ainsi que l’asymétrie dans les échanges, qui constituent la violence.

 

Dans un conflit conjugal normal il existe une limite à ce qui peut se dire. Dans le type de relation fondé sur la violence psychologique, celui qui est violent vise les émotions du partenaire, ses fragilités émotionnelles. Lorsqu’on vit en couple on a une connaissance intime de l’autre, on connaît ses failles, on peut donc frapper de façon précise là où cela fait le plus mal.

 

 

C’est une violence qui suit un certain scénario : elle se répète et se renforce avec le temps. Cela démarre par le contrôle systématique de l’autre, puis arrivent la jalouse et le harcèlement et enfin les humiliations et le dénigrement. Tout cela juste pour se rehausser en rabaissant l’autre.

 

Ces manques de respect, ces critiques pourraient paraître anodins s’ils étaient isolés, mais ces paroles et ces gestes s’inscrivent dans un processus très destructeur pour l’estime de soi de la femme qui les subit. La répétition et le caractère humiliant de ces situations peuvent provoquer une véritable usure mentale et amener la personne au suicide.

 

La violence psychologique est déniée complètement par l’agresseur !!! Pour lui, l’agression n’est que l’instrument lui permettant d’obtenir et de garder ce qu’il désire « le pouvoir ». Les menaces et les actes destinées à terroriser la femme sont l’étape ultime avant l’agression physique.

 

 

Femmes sous emprise de MF Hirigoyen