Femmes détruites : La violence psychologique

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3ème  PARTIE / La violence psychologique

 

C’est une relation fondée sur le contrôle et la violence psychologique. Violence physique et violence psychologique sont liées. Aucun homme ne va battre sa femme du jour au lendemain, il va d’abord préparer le terrain en la mettant sous emprise. Il n’existe pas de violence physique sans qu’il y ait eu avant de violence psychologique. Cependant, la violence psychologique seule, comme c’est le cas dans la violence perverse, peut faire de gros dégâts. De nombreuses victimes disent que c’est la forme d’abus la plus difficile à vivre dans un couple.

 

On parle de violence psychologique lorsqu’une personne adopte une attitude et des propos qui visent à dénigrer et à nier la façon d’être d’une autre personne. Ces paroles ou ces gestes ont pour but de déstabiliser et de blesser.

 

Dans nos moments de colère nous pouvons tous tenir des propos blessants ou avoir des gestes déplacés, mais ces dérapages sont suivis de regrets et d’excuses. Par contre dans la violence psychologique, il ne s’agit pas d’un dérapage ponctuel mais d’une façon d’être avec sa femme. C’est nier l’autre et le considérer comme un objet. Cette manière d’être est destinée à soumettre l’autre, à le contrôler et à garder le pouvoir.

 

Ce genre de maltraitance est très subtil : elle se met en place sournoisement par une parole humiliante, un regard menaçant ou une tonalité opprimante. Il y a incontestablement une jouissance à dominer l’autre ! La femme se sent soumise sans qu’il ait besoin de la frapper pour qu’elle réalise ses quatre volontés.

 

La difficulté à repérer les violences psychologiques vient du fait que la limite en est imprécise. Pris individuellement chaque acte de violence peut paraître anodin, mais mis bout à bout c’est une vraie maltraitance psychologique, une vraie violence destructrice.

 

Les mots humiliants à l’encontre de leur femme sont très stéréotypés et sont rarement proférés en public. Les attaques verbales se font en privé car les agresseurs tentent de préserver une bonne image d’eux-mêmes à l’extérieur. Quand les attaques se font en public c’est toujours sous forme ironique de façon à s’adjoindre l’approbation des témoins !

 

Les premières attaques verbales sont subtiles et difficiles à repérer. Elles augmentent graduellement jusqu’à ce que la femme les considère comme normales. Certains mots tuent tout aussi sûrement que des coups.

 

Femmes sous emprise de MF Hirigoyen