Femmes détruites : Différents scénarios de violence

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Les agressions physiques

La plupart du temps, la violence physique n’intervient que si la femme résiste à la violence psychologique. L’homme n’a pas réussit à contrôler suffisamment sa femme trop indépendante.

 

Les agressions physiques ne sont pas quotidiennes avec un homme maltraitant psychologique. Elles surgissent quand il y a une impossibilité à parler d’un problème, quand on n’arrive plus à penser et à exprimer son malaise avec des mots.

 

Des actes de violence physique peuvent n’avoir lieu que rarement ou se répéter. Quand ils ne sont pas dénoncés, il y a toujours une escalade en intensité et en fréquence.

 

Les hommes visent souvent le ventre lorsque la femme est enceinte : comme s’il fallait atteindre sa capacité à reproduire, ou encore le visage, les yeux comme s’il fallait annuler le regard qui peut juger. On voit bien par ces gestes d’annuler l’autre en tant qu’être.

 

Lorsque les femmes ont subi longtemps des humiliations, qu’elles n’ont pas su réagir, il se peut qu’un épisode de violence physique puni par la loi, provoque en elles un déclic et leur permette enfin de trouver une issue. Malheureusement souvent, la plainte à la police calme les agressions physiques mais la violence est toujours là et se manifeste autrement : des attaques verbales et psychologiques.

 

Si la femme réagit aux coups et éventuellement les rend, l’homme risque de retourner la situation à son profit en accusant sa femme de violence.

 

La violence physique peut également s’exprimer indirectement en torturant un animal familier ou en malmenant un enfant. Le but de ces attaques est toujours de faire peur et c’est tout aussi douloureux que si le coup avait été porté directement. La femme vit la souffrance à travers son corps, elle a mal au ventre, à la tête, dans les muscles, etc… Comme si elle avait incorporé le message de haine en elle.

 

Il a été démontré médicalement que les femmes qui subissent de la violence, qu’elle soit physique ou psychologique, ont un état de santé nettement moins bon que les autres femmes et elles consomment beaucoup plus de médicaments. Ce qui est bien la preuve qu’un lien se fait avec la violence psychologique. Le geste violent que l’on anticipe mais qui ne vient pas, a un effet tout aussi destructeur (voir plus !) que le vrai coup porté.

 

Le chantage, les menaces et la manipulation sont redoutés et redoutables. Ce qui est totalement dingue c’est que les femmes se disent : il va aller mal, il va déprimer….

 

La violence sexuelle

Une relation sexuelle imposée est souvent passée sous silence parce qu’elle fait partie du « devoir conjugal ». Celui-ci est encore considéré comme un droit pour l’homme et une obligation pour la femme ! Beaucoup de femmes acceptent des rapports sexuels qu’elles ne désirent pas, simplement pour que leur partenaire arrête de les harceler.

 

Presque tous les hommes violents, dans leurs moments d’énervement, utilisent un vocabulaire grossier, des injures avilissantes, assimilant la femme à une prostituée.

 

Mais la violence sexuelle est avant tout un moyen de dominer l’autre. Rien à voir avec le désir, mais simplement pour l’homme une manière de dire « tu es à moi ». Il faut signaler qu’énormément d’hommes alimentent leurs fantasmes sexuels de pratiques véhiculées par la pornographie, où la domination masculine est mise en scène de façon évidente.

 

La pression économique

Il faut bien considérer la pression économique comme une forme particulière de violence psychologique, comme un piège ou un chantage supplémentaire, empêchant les femmes de sortir de la relation aliénante car elles ont tout autant de difficultés à quitter leur partenaire lorsqu’elles gagnent correctement leur vie ou même lorsque la dépendance matérielle est inversée.

 

Il y a aussi le cas plus classique où la crainte des difficultés matérielles empêche les femmes de quitter un conjoint violent. Elles redoutent de ne pas pouvoir joindre les 2 bouts, de ne pas trouver de logement ou de travail.

 

Dans tous les cas, la pression exercée par l’homme vise à retirer toute autonomie à la femme, de faire en sorte qu’elle n’ait pas de marge de manœuvre si elle manifeste des velléités de séparation.

 

Dans les cas ou la femme exerce un travail avec son mari, elle se retrouve souvent en seconde position, chargée de mettre en valeur son époux. Il n’est d’ailleurs pas rare de constater qu’elle n’est même pas fiscalement déclarée et en cas de séparation n’a aucune protection.

 

En fait, le vrai obstacle au départ des femmes victimes de violence n’est pas la dépendance matérielle mais la dépendance psychologique !

 

Le harcèlement par intrusion (stalking)

Au moment de la séparation la violence et l’emprise s’accentuent et peuvent perdurer longtemps après. L’homme refuse souvent de lâcher son ancienne compagne, comme si elle était sa possession.

 

L’esprit de l’homme violent est très ambivalent : je t’aime, je te hais. Ce qui a pour conséquence de mettre la femme totalement sous emprise et l’empêcher ainsi de distinguer ce qui est bon pour elle de ce qui ne l’est pas. On en arrive alors à des comportements totalement contradictoires qui paraissent dénués de bon sens.

 

Femmes sous emprise de MF Hirigoyen