Femmes détruites : Des profifs particuliers ?

ACCES GRATUIT DONNE A CES PAGES AFIN QUE TOUT LE MONDE PUISSE LES LIRE ET COMPRENDRE

 

L’envie et la haine s’unissent toujours et se fortifient l’une l’autre. La Bruyère

 

On peut faire une distinction entre les individus matures et immatures. Ces derniers n’ont pas encore intériorisé le sens de la loi. Il ne faut pas mettre tous les hommes violents dans un même sac : certains sont violents ponctuellement en réaction à un évènement extérieur, alors que d’autres en font leur quotidien.

 

Pourtant, même si on ne peut pas comparer un violent occasionnel à un grand psychopathe qui violente dès qu’il est frustré et contrarie, toute violence à l’encontre d’une femme est INEXCUSABLE. Tout acte de violence doit être pris en considération car il n’est jamais anodin.

 

Les individus violents sont des personnes « normales » et non des malades mentaux irresponsables de leurs actes !

 

Il est important de différencier la violence impulsive (l’homme contrôle mal ses émotions, ses colères) de la violence instrumentale où les conduites agressives sont exécutées froidement uniquement dans le but de blesser. Pour simplifier, il y a :

·         d’un côté toutes les personnalités narcissiques et perverses (impulsifs, borderline, psychopathes)

·         de l’autre les personnalités rigides (les obsessionnels, les paranoïaques)

 

Certains hommes immatures se comportent comme si leur relation de couple n’était qu’une relation amoureuse passagère et en attendent une satisfaction immédiate, sans s’investir à résoudre les difficultés autrement que par la force et la violence.

 

Les personnalités narcissiques

Alors que le narcissisme normal est à la base de notre identité propre, nous inspirant nos idéaux et nos ambitions, le narcissisme pathologique est grand pourvoyeur de violence. Il conduit le sujet à devenir prédateur, à empiéter sur le territoire psychique de l’autre, à utiliser ses faiblesses afin de mieux se rehausser.

 

Les individus qui ont une personnalité narcissique ont le besoin d’être admirés, ils sont mégalomanes, intolérants à la critique, dépourvus d’empathie, indifférents aux autres et capables de les exploiter. Afin de se maintenir dans la toute puissance, ils passent leur temps à critiquer tout et tout le monde, n’admettent aucune mise en cause et aucun reproche. Quand quelque chose de négatif leur arrive, ils tendent à en attribuer la responsabilité aux autres.

 

Dans le couple, les hommes sont dominateurs et séduisants, et cherchent à soumettre et à isoler leur compagne.

 

Les narcissiques ont le plus grand mal à parler de leurs affects douloureux qu’ils n’arrivent pas à se représenter et qu’ils préfèrent oublier. Les narcissiques sont prisonniers d’une image tellement idéale d’eux-mêmes que cela les rend impuissants et les paralyse. Ils ont donc en permanence besoin d’être rassurés. Etant éternellement insatisfaits, ils réagissent par de l’agressivité, des impulsions et des passages à l’acte violents. Ils ne sont pas demandeurs d’amour, mais d’admiration et d’attention, ils utilisent ainsi la partenaire tant qu’il les valorise, et le jette quand celui-ci cesse d’être utile.

 

Quand une personnalité narcissique agresse, elle inflige à l’autre le traitement dont elle a elle-même le plus peur. Tout échec est vécu par le narcissique comme une atteinte personnelle. Toute autre personne, trop lucide ou trop critique, devient un agresseur potentiel et doit être anéantie. Il ne s’agit pas d’une crise de folie, mais d’un acte délibéré destiné à blesser. Un narcissique recherche la fusion, il a besoin d’englober l’autre, de le contrôler, de faire de lui un miroir réfléchissant uniquement une bonne image de lui.

 

Les personnalités antisociales (ou psychopathes)

Ces individus sont décrits comme antisociaux ou en France on dit plutôt psychopathes. Etant incapables de se conformer aux normes sociales, ils ont souvent des ennuis et sont souvent violents. Ils se présentent comme des durs, insensibles à la douleur, se vantent d’écraser les autres, d’être les plus forts. Ils se méfient de leurs émotions : chez eux, les sentiments tendres sont des signes de faiblesse. Ils aiment tromper et n’hésitent pas à mentir, tricher et à manipuler l’autre sans aucun scrupule.

 

En raison de leur irresponsabilité persistante, ils ont du mal à assumer seul une vie. Ces hommes impulsifs vivent dans l’instant, dans la satisfaction immédiate de leurs désirs. Ils cherchent à obtenir ce qu’ils veulent, immédiatement, par n’importe quel moyen, avec une préférence pour l’obtention par la force. Le passage à l’acte agressif constitue chez eux l’unique possibilité d’expression de leur tension intérieure. Leur violence est avant tout impulsive, liée à une irritabilité permanente, une agressivité à fleur de peau.

 

Ces hommes sont incapables d’imaginer la douleur chez un tiers et, à plus forte raison, chez la femme qu’ils violentent. Inaccessibles à la culpabilité, ils n’éprouvent aucun remords et ne se remettent pas en cause. Ils ne tirent aucun enseignement de leurs erreurs passées.

 

Ils n’ont aucune demande de psychothérapie car ils considèrent qu’ils sont forts et n’ont pas besoin d’aide. S’ils consultent, c’est soit sur injonction, soit sous la pression de leur femme. Comme ils répugnent à se remettre en question, les thérapies n’amènent que rarement un changement notable.

 

Les borderline (ou états limites)

Ce sont des personnes qui sont diagnostiquées au départ comme névrosées. Ils se présentent comme des adolescents en proie à d’incessantes vicissitudes existentielles. Ce qui domine chez eux, c’est une sensation quasi permanente de vide intérieur, d’irritabilité et de rage froide flottante. Leurs réactions émotionnelles sont intenses et instables, avec des sautes d’humeur imprévisibles et une grande impulsivité pouvant entraîner des comportements agressifs.

 

Ils ont tendance à décharger leur tension par des actes destructeurs. Toute expérience qui renvoie à une insatisfaction ou à un manque, éveille chez eux, une envie de détruire l’autre et les liens qui les lient. Ces individus résistent mal aux frustrations qui déclenchent en eux des rages et des colères intenses et inappropriées.

 

Ils sont très susceptibles, prompts à déceler du mépris et de la désapprobation dans une remarque de leur partenaire. Comme ils craignent le rejet, ils prennent les devants et rejettent le premier.

 

Ils ont une immense demande affective cachée, mais si le partenaire se rapproche trop, ils craignent d’être aspirés dans la dépendance et réagissent alors avec violence. Comme ils ont du mal à être seuls, ils préfèrent le groupe de copains à la relation de couple.

 

Leur perception des autres alterne entre des positions extrêmes :

·         soit l’autre est passionnément aimé, idéalisé

·         soit il a eu le malheur de prendre un peu de distance et il est violemment dévalorisé puis rejeté

 

Ils présentent une forte ambivalence envers ceux dont ils sont dépendants.  Ils peuvent être charmants pendant les phases de séduction, et inquiétants voir terrifiants lorsqu’ils laissent éclater leur violence.

 

Pendant la phase de rémission du cycle de al violence, ces individus sont capables de manifester une fragilité qui pourrait donner à croire que ce sont eux les victimes. Comme ils sont souvent dans la souffrance, ils réussissent à émouvoir la partenaire qui n’a de cesse de réparer cet être fragile. C’est par cette attitude que la partenaire est retenue car à ce moment bien précis elle reprend espoir. Par leurs changements émotionnels rapides, ils induisent chez leur partenaire des réactions intenses de compassion ou d’exaspération, d’attirance ou de rejet.  Ces hommes ont sans arrêt besoin d’être rassurés.

 

Quand les personnes borderline entreprennent une psychanalyse, c’est pour évoquer la haine qu’elles éprouvent à l’égard de leur mère. Dans des moments de fragilité, elles peuvent reporter cette rage sur leur compagne, identifiée à une mère redoutable. Ces personnes sont accessibles à la thérapie mais leurs demandes sont très ambivalentes car ils sont tiraillés entre un cruel besoin de se faire aider et la crainte d’être rejetés. A la moindre frustration, ils interrompent la psychothérapie.

 

Les pervers narcissiques

Il y a autant de femmes que d’hommes pervers narcissiques, mais les hommes profitent en plus du pouvoir lité à leur sexe, ce qui rend leur violence plus destructrice. Ce sont ces personnes qui mettent leur partenaire sous emprise.

 

Les pervers narcissiques ont un meilleur contrôle émotionnel que les autres types. Ils sont aussi beaucoup plus manipulateurs, très adaptés socialement car ils aiment le pouvoir et le courtisent avec brio. Ils se posent en donneurs de leçons en n’hésitant pas à s’arranger avec la morale pour parvenir à leurs fins. Ils doivent en permanence mentir et manipuler, fonctionner dans l’imposture. Ils savent adopter un discours correct, pour mieux intriguer, berner leur entourage.

 

Dans la vie quotidienne, ces personnes immatures, égocentriques ont instinctivement un comportement manipulateur, jouant délibérément avec les émotions des autres pour obtenir quelque chose d’eux afin de mieux les exploiter. Pour les pervers narcissiques, l’autre est forcément mauvais.

 

Leur violence est insidieuse, cachée, continue, jouant sur les émotions par des attaques verbales à petites touches. Les pervers narcissiques sont particulièrement inventifs dans leurs insultes et savent toucher le point faible de l’autre car ils repèrent intuitivement ses fragilités éventuelles. Avec eux, une discussion est difficile voire impossible car ils sont insensibles aux émotions et ne se rendent pas compte de la violence psychologique qu’ils exercent sur leur partenaire. On pourrait même dire qu’ils ne sont pas concernés.

 

Si la partenaire parle de son ressenti face à ces attitudes, ils répondent qu’ils ne savent pas de quoi elle parle. Si la partenaire en souffrance insiste, apparaîtra d’abord l’agressivité, puis des remarques cinglantes et des humiliations. Ils vous rejettent, ne vous voient pas, vous considèrent comme une chose, vous manipulent comme un pantin. Le refus de satisfaire les besoins affectifs du partenaire ne correspond pas chez eux à un simple manque d’amour ou de tendresse, mais à un désintérêt absolu pour l’autre qui n’existe pas, ne compte pas, sauf s’il est utile !

La violence des pervers narcissiques n’est absolument pas impulsive mais instrumentale, dirigée vers un but précis. Elle n’est pas cyclique mais permanente et il ne faut attendre d’eux ni demandes de réconciliation ni excuses. Ils sont calmes et froids, semblent toujours contrôler la situation. Leur comportement n’est pas conscient et délibéré, mais compulsif : ils ont été obligés d’agir comme ça parce que l’autre l’a cherché !

 

Les pervers narcissiques sont dans l’évitement constant de la dépression. La projection de sentiments négatifs sur l’autre permet de les décharger d’affects difficiles à supporter, tels la dépression ou l’angoisse. Cela leur permet de se protéger intérieurement et de se sentir plus solides, en mettant à bonne distance d’eux ce qui fait mal. Quand ce mécanisme fonctionne bien, ils se sentent apaisés, ce qui leur permet d’être d’une compagnie agréable. D’où la surprise, voir le déni de certains, en apprenant les agissements pervers d’un proche qui n’avait jusqu’alors montré que sa face positive. Les témoignages des victimes ne paraissant pas crédibles.

 

Chez les pervers, c’est l’envie qui guide le choix du partenaire. Ils ne nourrissent de l’énergie de ceux qui subissent leur charme. Ils choisissent le plus souvent leurs victimes parmi des personnes pleines de vie pour s’accaparer un peu de leur force ; Ils peuvent aussi les choisir en fonction des avantages matériels qu’elle peut apporter. La partenaire n’existe pas en tant que personne, mais en tant que faire-valoir : il possède les qualités que le pervers essaie de s’approprier. Les pervers absorbent l’énergie positive de ceux qui les entourent, s’en nourrissent et se débarrassent sur eux de leur énergie négative.

 

Ils prêtent systématiquement des intentions mauvaises à leur compagne qui ne sont que la projection de leur propre malveillance. Leur méfiance emprunte des formes quasi délirantes. Ils lancent des vacheries à froid, des menaces. Ils s’arrangent toujours pour avoir raison : même s’ils sont pris en flagrant délit de mensonge, mêmes preuves à l’appui, ils nient.  Ils ont tellement peu confiance en eux, qu’ils doivent en permanence se confronter aux autres pour prouver qu’ils sont les meilleurs.

 

Les pervers narcissiques peuvent se passionner pour une personne, une activité, une idée, mais de façon très superficielle car ils ignorent les véritables sentiments, en particulier de tristesse ou de deuil. Les déceptions entraînent chez eux de la colère. Cela explique la rage destructrice et le désir de vengeance qui s’emparent d’eux lors des séparations. Leur violence s’exprime de façon sournoise, cachée et ne devient manifeste que lorsqu’un événement extérieur vient fragiliser leur narcissisme.

 

Ces individus sont des prédateurs dont la dangerosité tient d’abord dans leur habileté à détruire la capacité de penser de l’autre. Pour s’affirmer, ils doivent déployer leur destructivité et jouir de la souffrance de l’autre. Pour eux, la femme n’est pas une partenaire, une égale, mais une rivale qu’il faut écraser car ils ne se sentent pas à la hauteur.

 

Ce n’est pas simple de se séparer d’un pervers narcissique. Il faut d’abord sortir de l’emprise dans laquelle ont s’est englué. Ensuite, la difficulté à le démasquer vient de ce qu’il n’attaque jamais frontalement mais qu’il procède par allusions, sous-entendus. Une autre difficulté vient de ce qu’il sait se faire apprécier en société. Il donne une bonne image de lui et fait en sorte que le conjoint renforce cette bonne image. Il se montre très fort pour démontrer qu’il est supérieur en tout à sa partenaire, et que comparer à lui, elle n’est rien.

 

Lors des séparations, les pervers narcissiques se posent en victimes abandonnées, ce qui leur donne le beau rôle. Ils séduisent ainsi une autre partenaire, consolatrice, qui a sont tour subira son emprise. Il est rare que des pervers narcissiques en arrivent à un homicide, mais cela ne les empêche pas d’être extrêmement destructeurs et de réaliser de véritables meurtres psychiques : ce sont des prédateurs.

La perversion narcissique constitue une contre-indication absolue à une médiation conjugale, car le médiateur risque fort d’être utiliser pour détruire encore mieux sa partenaire. Ces personnalités ne sont absolument pas accessibles aux soins et n’ont d’ailleurs aucune demande de cet ordre. Quand ils cèdent à la pression de la femme ou de la justice, leur jeu consiste à manipuler le thérapeute !

 

Les personnalités rigides

 

Les personnalités obsessionnelles

Ce sont des perfectionnistes. Sur le plan social, ils sont conformistes et respectueux des convenances et des lois. Sur le plan personne, ce sont des personnes difficiles à vivre : exigeantes, dominatrices, égoïste, avares. Elles redoutent les débordements émotionnels. Elles se considèrent comme « sérieuses » et pour elles, les autres sont irresponsables et inconséquents. Elles ne supportent, chez les autres, aucune singularité ; Elles ont besoin de contrôler, argumenter, freiner toute initiative qui ne vient pas d’elles. Leur violence s’exerce avant tout par la contrainte et dans le registre du pouvoir. A chaque rapport d’autorité, les obsessionnels tenteront de le transformer en épreuve de force. Dans une discussion, ils n’admettent que leur propre version et n’entendent pas les arguments de l’autre. Ils ruminent longuement sur la soi-disant « malveillance » de la femme en se promettant de lui faire payer. Quoi ? Pure illusion…. Leur destructivité est un laminage quotidien et un contrôle incessant qui épuisent leur partenaire.

 

 

Habituellement froids et peu démonstratifs, les obsessionnels peuvent ressasser une haine et une vengeance, puis se déchaîner dans une violence incontrôlée.

 

Ils ont parfois des demandes de thérapie, mais il ne faut pas en attendre un changement radical. Aucune thérapie ne viendra transformer un caractère obsessionnel, mais en les amenant à être moins stressés et angoissés, ils mettront moins de pression sur leur entourage. S’ils le voulaient, ces hommes sachant contrôler les autres, pourraient aussi apprendre à se contrôler eux-mêmes et à ne pas déraper dans la violence.

 

Les personnalités paranoïaques

C’est une forme de personnalité relativement fréquente chez les hommes violents. Ces individus ont en commun leur rigidité et ils redoutent une trop grande proximité affective avec quelqu’un. L’autre est toujours responsable de tout ce qui ne va pas.

 

Ce sont des hommes qui s’autorisent peu de contact émotionnel. Ils ont une vision très rigide du rôle de l’homme et de la femme. Bien entendu, la femme doit être soumise et c’est pour cette raison qu’ils l’isolent.  Avec ces personnalités paranoïaques, il n’y a jamais de conversation d’égal à égal car elles se mettent en permanence en position dominante. Ils acculent l’autre dans ses derniers retranchements.

 

Si la partenaire réagit en s’énervant, elle est accusée de violence ; si la partenaire essaie calmement de trouver des solutions elle est accusée de calcul.

 

Un paranoïaque ne reconnaît jamais qu’il s’est trompé parce qu’il ne veut pas que son autorité soit affaiblie.

 

Ce sont des tyrans. Tant que la femme accepte cette position inférieure il n’y a pas de problème ; si elle résiste et s’exprime, cela enclenche de la violence.

 

Le paranoïaque tend à attribuer aux autres les défauts qu’il refuse de voir en lui. Il suspecte des significations cachées et menaçantes dans les commentaires des autres et à propos d’évènements anodins. Le moindre faux pas de l’autre est stigmatisé sans aucune pitié et le paranoïaque est capable de déployer toute une série d’arguments imparables, pour démontrer que celui-ci est dans son tort. Il peut faire preuve d’une mauvaise foi colossale pour démasquer ce qu’il imagine être les mauvaises intensions de l’autre. Il peut prendre plaisir à mentir, tromper, agresser mais toujours il considère que ce sont les autres qui mentent, trompent, agressent !

 

Il garde une image flatteuse de lui-même, se considérant comme irréprochable, alors que les autres sont mauvais !

 

Comme ces individus se méfient de tout le monde et encore plus de leurs proches, ils cachent leurs émotions, ne se confient jamais, craignant que ce qu’ils considèrent comme des faiblesses (sentiments tendres..) soient utilisées contre eux. Cette méfiance surdimensionnée les conforte dans leur idée qu’ils vont être exploités, trompés. Ils soupçonnent l’autre de projets hostiles à leur égard, ils sont persuadés que leur partenaire leur dissimule des choses. Ils mettent en doute en permanence la fidélité de leur conjointe et sont intimement convaincu que c’est une aguicheuse. C’est pourquoi ils s’acharnent à contrôler le temps et l’espace de leur femme. La violence des paranoïaques est sans issue.

 

Les individus à personnalité paranoïaque sont de loin les plus inquiétants. Toute attitude qu’ils vivent comme une offense peut entraîner chez eux une rancune inflexible et destructrice. Leur rage et leur jalousie peuvent conduire à un homicide. Le risque de passage à l’acte est maximum quand la femme n’a plus peur de son compagnon et décide de lui tenir tête. Il peut alors avoir une envie très forte de se faire justice lui-même.

 

Ces hommes sont rarement accessibles à un traitement. Ils n’ont aucune demande de cet ordre car ils sont persuadés que tout le problème vient de l’autre et qu’ils ont raison d’agir de la sorte. Ils peuvent cependant, bénéficier utilement d’un traitement antidépresseur qui, en diminuant leur tension interne, peut parfois atténuer leur sentiment d’infériorité et par conséquent, désamorcer leur violence. S’ils suivent une thérapie, ils gardent envers le psychiatre une très grande méfiance.

 

Femmes sous emprise de MF Hirigoyen