Violence conjugale

Publié le 8 Mars 2010

QU’EST-CE QUE LE HARCELEMENT MORAL ?

C’est une violence psychologique. Il ne s’agit pas de disputes ou de simples désaccords d’un couple mais de la répétition d’actes, de comportements, de paroles qui tendent à humilier et détruire l’autre. Il s’agit d’une violence froide, faite de dénigrement, de marques de condescendance. Il est tout à fait possible de détruire quelqu’un juste avec des mots, des regards, des sous-entendus. C’est une violence établie sur la répétition d’agressions visiblement anodines mais continuelles, et dont on sait qu’elles ne s’arrêteront jamais.C’EST UNE AGRESSION A PERPETUITE. Contrairement à la violence physique, le harcèlement moral ne laisse pas de traces visibles sur sa victime.

QUI EST LE MANIPULATEUR ?

Le manipulateur est très souvent un être charmant au premier abord. Puis son ton se fait monocorde, son discours condescendant, son air supérieur. Ses armes favorites ; ISOLER – BRIMER -DISQUALIFIER –DISCREDITER -  REFUSER  LA COMMUNICATION –  POUSSER L AUTRE A LA FAUTE –

L'anomalie de son comportement fait froid dans le dos, d'autant qu'à l'extérieur de la famille, il est à l'inverse, charmant, plein de sollicitude, gentil, très courtois, calme, pondéré. Il est doté d’un double visage « Dr Jekyll et Mister Hyde ».  

REFUSER LA COMMUNICATION

Le conflit est quotidien. L’agresseur refuse d’expliquer son attitude. Ce déni paralyse la victime qui ne peut se défendre ce qui rend possible la poursuite de l’agression. En refusant de nommer le conflit, de discuter, l’agresseur empêche une discussion qui permettrait de trouver la solution. Se soustraire au dialogue est une façon habile d’aggraver le conflit, tout en le portant au crédit de l’autre. C’est une manière de dire, sans le dire avec des mots, que l’autre ne vous intéresse pas ou même qu’il n’existe pas. Quand une question directe est posée, le pervers élude. Peu de communication verbale, juste des remarques à petites touches déstabilisantes. Rien n’est nommé, tout est sous-entendu.

DISQUALIFIER

La manipulation est pratiquée de façon sous-jacente, dans le registre de la communication non verbale : gestes malveillants, regards méprisants, non-dits, sous entendus, allusions déstabilisantes, remarques désobligeantes… La disqualification consiste à ne pas regarder l’autre, parler de son partenaire comme d’un objet, nier sa présence. Le langage est perverti. Chaque mot cache un malentendu qui se retourne contre la victime.

DISCREDITER
Il suffit de semer le doute dans la tête des autres. On peut ensuite par un discours faux, fait d’un assemblage de sous-entendus, de non-dits, mettre en place un malentendu pour l’exploiter à son avantage. Pour enfoncer l’autre, on l’humilie, le couvre de sarcasmes. On l’affuble d’un surnom ridicule, d’un prénom qui n’est pas le sien, on se moque d’une infirmité ou d’une défaillance. On utilise les mensonges, les sous-entendus aussi fréquemment que possible.

ISOLER
Lorsque l’on a décidé de détruire psychologiquement son partenaire, il faut d’abord l’isoler grâce à des agressions subtiles. Dès qu’il es seul, il devient beaucoup plus vulnérable, il lui sera plus difficile de se rebeller.

BRIMER
Cela consiste à confier à la victime des tâches inutiles ou dégradantes.

POUSSER L’AUTRE A LA FAUTE
Le pousser à la faute pour pouvoir le critiquer ou le rabaisser, mais aussi pour qu’il ait une mauvaise image de lui. Il est très facile, par une attitude de mépris ou de provocation, d’amener quelqu’un d’impulsif à la colère ou à un comportement agressif. On peut ensuite dire qu’elle est « folle ».

 Il est inutile de  raisonner un manipulateur, il n’entend pas ! Il n’éprouve aucune culpabilité. Son plus grand talent : taper là où ça fait mal et se faire passer lui-même pour victime de la prétendue malveillance de l’autre. Attention, lorsque la victime décide de se soustraire à ses assauts, il  fait preuve de gentillesse extrême pour la ramener dans ses filets. 

Le manipulateur a ce besoin d’accabler de son pouvoir afin de se valoriser et de compenser sa fragilité identitaire, le manipulateur est une personne qui n’est pas sûr de lui. Il cherche à dominer car il sait qu’en ayant le dessus, il joue sur la faiblesse de sa victime. Le manipulateur essaye toujours de rassembler autour de lui les personnes les plus malléables, qu’il séduit. Le but principal du pervers est d’obtenir le pouvoir et de le garder entre ses mains par n’importe quel moyen pour cacher son manque de caractère.

Le manipulateur trouve son équilibre en déchargeant sur un autre la douleur qu’il ne ressent pas et les contradictions internes qu’il refuse de percevoir. Il ne fait « pas exprès » de faire mal, il fait mal parce qu’il ne sait pas faire autrement pour exister. Il a été lui-même blessé dans son enfance et essaie de se maintenir ainsi en vie. Ce transfert de douleur lui permet de se valoriser aux dépens d’autrui.

Le pervers pratique la confusion des limites entre soi et l’autre. Il incorpore les qualités de l’autre, les attribue à son soi grandiose, pour pallier à sa faiblesse du MOI. Ces qualités appropriées, il les dénie à leur véritable possesseur. La séduction est un aspect crucial de cette stratégie. Cette séduction perverse se fait en utilisant les instincts protecteurs de l’autre. Il s’agit de chercher dans l’autre l’unique objet de sa fascination, à savoir l’image aimable de soi. Sa séduction conjure la réalité et manipule les apparences. Cette séduction rend confus, efface les limites de ce qui est soi, dans le seul but de détruire l’autre. La présence de l’autre est aux yeux du manipulateur une menace et non une complémentarité.  

Le refus de communication directe est l’arme absolue des manipulateurs. Le partenaire se trouve obligé de faire les demandes et les réponses et, s’avançant à découvert, évidemment commet des erreurs qui sont relevées par l’agresseur pour pointer la nullité, de la victime. Le manipulateur utilise une communication perverse. Elle est d’abord faite de fausses vérités, puis, dans le conflit ouvert il fait recours, sans aucune honte, au mensonge le plus grossier. Il a une qualité essentielle au mensonge, le sens de la répartie. En général il ment depuis sa plus tendre enfance, et le mensonge est un moyen pour lui de garder la face en toute situation, de se protéger.

Pour fuir  ses responsabilités, il les fait porter aux autres. Pour cela il a une méthode bien à lui, et dont le but final est de faire culpabiliser l’autre afin qu’il se sente responsable. Le manipulateur trouve toujours un moyen d’avoir raison d’autant que la victime n’éprouve, au contraire de son agresseur, aucun plaisir à la polémique. Le trouble induit chez la victime est la conséquence de la confusion permanente entre la vérité et le mensonge. Les mensonges du pervers se font au mépris de toute évidence. Quelle que soit l’énormité du mensonge, le pervers manipulateur s’y accroche et tente de convaincre sa victime par tous les moyens. Vérité ou mensonge peu importe, ce qui est vrai est ce qu’il dit dans l’instant. Le mensonge correspond simplement à un besoin d’ignorer ce qui va à l’encontre de son intérêt.  La communication est ainsi complètement bloquée. De ce fait, la victime s’épuise à trouver des solutions, lesquelles sont de toute façon inadaptées.

Le pervers manipulateur ne s’intéresse pas à la réalité mais au pur jeu des signes. Il aime la controverse, il est capable de soutenir un point de vue un jour et de défendre les idées inverses le lendemain. La pauvre victime n’a de cesse de chercher où elle a fauté. Le manipulateur essaie de pousser sa victime à agir contre lui pour ensuite la dénoncer comme « mauvaise ». Le malheur du manipulateur pervers vient du fait que ce narcissisme exacerbé est construit sur un vide. Il en vient à haïr et à détruire ce qu’il aime. Il ressent de l’amour et de la haine pour toute personne maternelle, celle même qui représente la figure la plus explicite de la vie. Il ressent une envie très intense à l’égard de ces personnes maternelles qui possèdent les choses qu’il n’a pas. Il s’attaque ensuite à l’estime de soi et à la confiance en soi de l’autre. Le manipulateur est une personne qui doute énormément d’elle. Elle s’efforce donc de s’enfoncer dans son orgueil, c’est son moyen de survie. Un manipulateur ne n’excusera jamais car il est libéré de toutes ses culpabilités. Si par mégardes il se retrouve confronter à ses responsabilités, il pratiquera le mensonge et l’attaque pour s’en échapper. Un manipulateur a une mémoire très sélective, il ne se souvient que de ce qui l’arrange, le reste il le contredira a souhaits.

Tous les manipulateurs moraux, cherchent à entraîner les autres dans leur registre puis à les amener à pervertir les règles. Leur force de destruction tient beaucoup à la propagande qu’ils font pour démontrer à l’entourage à quel point l’agressé est « mauvais », qu’il est donc normal de s’en prendre à lui.

Le manipulateur ne se remettra jamais en question par rapport à son attitude équivoque. Cette catégorie de personne ne peut exister qu’en faisant du mal à quelqu’un. Même s’il essaie de le faire croire, le harceleur n’a aucune compassion, ni respect pour son prochain puisqu’il ne se sent de toute façon pas concerné par cette relation de couple. Avoir de la considération envers son partenaire, c’est le reconnaître en tant qu’être humain et prendre conscience de sa souffrance.

Le manipulateur trouve sont équilibre en déchargeant sur un autre la douleur qu’il ne ressent pas et les contradictions internes qu’il refuse de voir. Il « ne fait pas exprès » de faire mal, il fait mal parce qu’il ne sait pas faire autrement pour exister. Ce transfert de douleur lui permet de se valoriser aux dépens d’autrui.

Les principales caractéristiques de ce genre d’agresseur : sentiment de grandeur, égocentrisme extrême, absence totale d’empathie pour les autres. Il ressent une envie très intense à l’égard de ceux qui semblent posséder les choses qu’il n’a pas ou qui semble simplement tirer plaisir de leur vie. Non seulement il manque de profondeur affective et n’arrive pas à comprendre les émotions complexes des autres, mais ses propres sentiments ne sont pas modulés et connaissent de rapides flambées suivies de dispersions. Lorsqu’on l’abandonne ou qu’on le déçoit,  il peut se montrer apparemment déprimés, mais à un examen attentif, il s’agit de colère ou de ressentiment avec des désirs de revanche plutôt que d’une véritable tristesse pour la perte de la personne qu’il apprécie.

Parfois, il ne s’agit pas d’un mouvement pervers transitoire, mais de la révélation d’une perversion jusqu’ici occultée. La haine qui était masquée apparaît au grand jour,  très proche d’un délire de persécution.

QUI EST LA VICTIME ?
Douée, consciencieuse, avenante, donne toujours le meilleur d’elle-même. Des qualités que le pervers convoite. Vive et extravertie, qui exprime ses réussites et ses bonheurs. Généreuse, elle ne peut se résoudre à la perversité et il n’est pas rare qu’elle cherche des excuses à son bourreau.

Ce qui accroît sa vulnérabilité, c’est son sens des responsabilités et sa propension à se culpabiliser…elle admet trop facilement la critique et se tue à donner satisfaction.

Un être humain qui a vécu une agression psychique comme le harcèlement moral est réellement une victime. Son mental a été agressé sur des périodes plus ou moins longues, elle souffre d’un contexte dont elle n’est pas responsable.

MISE EN PLACE

Dans le couple, le mouvement pervers se met en place quand l’affectif fait défaut ou lorsqu’il existe une trop grande proximité avec l’objet aimé. Trop de proximité peut faire peur et, par la même, ce qui va faire l’objet de la plus grande violence est ce qui est le plus intime. Un individu pervers et manipulateur impose son emprise pour retenir l’autre, mais il craint que l’autre ne soit trop proche, ne vienne l’envahir. Il pousse ainsi son partenaire à s’engluer dans le doute et la culpabilité et ne plus savoir comme réagir. En le poussant ainsi, le manipulateur évite de s’engager dans une position de couple qui lui fait peur. S’il ne vaut pas être envahi par l’autre, il lui fait subir pourtant ce qu’il ne veut pas subir lui-même, en l’étouffant et en le maintenant à « disposition ».

La manipulation s’installe sur plusieurs années par un processus de séduction. Elle est représentée par de petits actes pervers. La plupart du temps cela commence par un simple manque de respect, un mensonge. Cela se transforme progressivement en conduites perverses avérées qui ont des conséquences graves sur la santé psychologique des victimes.  Le manipulateur met peu à peu sa victime dans une situation de déstabilisation afin qu’elle se dépouille peu à peu de sa confiance en elle. Le harceleur doit au préalable la séduire, l’influencer afin d’avoir une emprise complète sur elle. Dans sa séduction, l’agresseur moral va opérer indirectement, sournoisement, pour que sa victime vienne à le désirer et lui renvoie une bonne image de lui-même. Il cherche à être l’objet de fascination pour l’autre en utilisant l’image la plus aimable de lui, mais sans se laisser prendre à son propre jeu. Son influence est d’amener sa victime à penser, à décider ou à se comporter comme il le souhaite en aliénant totalement sa personnalité et sa spontanéité. Il va jouer avec brio sur la sensibilité et la vulnérabilité de l’autre. Il va faire croire à sa victime qu’elle détient toujours son propre libre arbitre tout en imposant insidieusement ses propres croyances en influençant le comportement. Petit à petit, la victime voit sa résistance et ses possibilités d’opposition grignotées. Elle est rendue complice de ce qui l’opprime !

La violence morale et perverse apparaît dans les moments de crise quand un individu qui a des défenses perverses ne peut pas assumer la responsabilité d’un choix difficile. La violence se traduit essentiellement par le non respect de l’autre. Elle apparaît souvent lorsque l’agresseur ne peut assumer la responsabilité du choix difficile qui lui est proposé dans les circonstances du moment.

S’installe alors l’emprise du harceleur par une action d’appropriation par dépossession de l’autre. Cette emprise est destructrice parce qu’elle neutralise le désir de l’autre. La victime se dénude de sa résistance et perd toutes possibilités de s’opposer. Par oppression, elle devient complice et consentante. La victime va dans un premier temps obéir pour lui faire plaisir et jouer l’infirmière pour soigner les blessures anciennes de son persécuteur.

 La période de l’emprise est un moment relativement calme pour la victime si elle est conciliante. Elle s’ensevelit dans le processus de la dépendance. La violence a pris sa première forme de manière insidieuse et elle va petit à petit prendre la forme de la violence morale. A ce stade, le manipulateur va pousser sa victime à agir contre lui afin de la dénoncer conne étant « une mauvaise personne ». Il faut que le partenaire harcelé paraisse responsable de ce qui lui arrive !

Le harceleur va se servir d’un défaut de l’autre comme : son caractère, une maladie, sa famille…afin d’amener la victime à se discrédité elle-même. Entraîner son conjoint à la faute permet à l’agresseur moral de la critiquer ou de la rabaisser, mais avant tout, ce processus donne au partenaire une image négative de lui-même.

Si le partenaire ne possède pas assez de self-control, il suffit à l’harceleur de la provoquer un peu plus et d’user du mépris pour obtenir une réaction qu’il pourra ensuite reprocher. L’ensemble typique est d’inciter à la colère : l’agresseur moral va utiliser de la moindre provocation pour que la victime ait un comportement agressif.

La jouissance du manipulateur moral est de pointer la faiblesse de sa victime. Il utilise toujours une tactique qui pousse la victime à ne pas être fier de soi.  Pendant que la victime s’enlise, le harceleur tire profit de la situation pour se présenter comme étant la réelle victime !

Le manipulateur est un être égocentrique, qui ne peut exister qu’en cassant l’autre, il est capable de modifier radicalement son comportement comme s’il changeait de masque selon les personnes et les situations. Il fonctionne toujours de la même façon : pour séduire, il flatte et se montre attentionné. En société, il apparait sympathique, cultivé et disponible. Vous passez d’agréablement moments, et subitement, sans savoir pourquoi, il vous accable. Il déforme vos propos et tourne à son avantage toutes les situations. Le mensonge est vraiment son arme favorite.

Vous avez du mal à comprendre, vous réagissez, vous le mettez face à ses contradictions. Il nie, et réfute toute accusation. La discussion n’aboutie pas, vous essuyez encore des attaques, aucune discussion constructive n’est possible.  L’agression continue, elle est perpétuée par le refus de nommer ce qui se passe, de discuter, de trouver ensemble des solutions. Devant le refus de communication verbale directe, il n’est pas rare que la victime ait recours aux courriers. Elle écrit des lettres pour demander des explications sur le rejet qu’elle perçoit, puis, n’ayant pas de réponse, elle écrit à nouveau, cherchant ce qui dans son comportement aurait pu justifier une telle attitude.

On retrouve chez le manipulateur quand il communique avec sa victime, une voix froide, plate monocorde. C’est une voix sans tonalité affective, qui glace, laissant affleurer dans les propos les anodins le mépris ou la dérision. La tonalité implique des sous-entendus, des reproches non exprimés, des menaces voilées. Même lors d’échanges violents le ton ne s’élève que rarement, laissant l’autre s’énerver tout seul, ce qui ne peut que le déstabiliser. Très souvent, l’agresseur ne fait l’effort d’articuler ou utilise les silences. Cela met l’autre dans l’obligation d’insister ou bien d’être en position de parler seul. Le message du manipulateur est délibérément flou et imprécis, entretenant la confusion. En utilisant des allusions, il fait passer ses messages sans se compromettre. Les victimes disent souvent que les arguments de leur agresseur sont tellement incohérents qu’elles devraient en rire, mais tant de mauvaise foi les met en colère.

Quand la situation dans le couple devient électrique, il ment, prend la fuite avant d’être découvert. Il revient, après avoir pris la précaution de tâter le terrain pour savoir s’il a toujours sa place. Le drame, c’est qu’à moins d’avoir été totalement démasqué, il aura toujours sa place car, il sait faire preuve de tant de stratégie, que son absence se fera sentir. Le manipulateur assoit toutes ses manœuvres sur la dépendance affective de l’autre. Il ne dissimule pas seulement ses actes mais aussi ses pensées profondes, car il sait bien en quoi elles peuvent choquer son partenaire, ce qui fait qu’elles ne sont pas exprimables

Le manipulateur est une éternelle victime, non qu’il ne voit pas sa part de responsabilité dans les événements, mais qu’il la nie afin de préserver le regard des autres.

S’installe alors la confusion dans l’esprit de la victime, qui commence à douter de ses capacités, culpabilise et commence à perdre pied.  C’est précisément l’effet recherché par le manipulateur. Face au désarroi de la victime, le manipulateur va se poser lui aussi en victime pour obtenir de la compassion et s’engagera à l’avenir à surveiller son comportement. Promesses bien évidemment non tenues : non seulement il continue les attaques perverses mais en plus il fera le vide social autour de vous.

Peu à peu l’isolement s’installe !

CONSEQUENCES – SUITES
Résister à l’emprise, c’est s’exposer à la haine. A ce stade, l’autre, qui n’existait que comme un objet utile, devient un objet dangereux dont il faut se débarrasser par n’importe quel moyen. La phase de haine apparaît au grand jour lorsque la victime réagit, qu’elle essaie de se poser en tant que sujet et de récupérer un peu de liberté. Au moment où la victime donne l’impression de lui échapper, l’agresseur éprouve un sentiment de panique et de fureur, il se déchaîne. Il ne s’agit pas ici d’un amour qui se transforme en haine comme on tend à le croire, mais d’envie qui se transforme en haine. Par un phénomène de projection, la haine de l’agresseur est à la mesure de la haine qu’il imagine que sa victime lui porte. Cette haine projetée sur l’autre, est pour le manipulateur pervers, un moyen de se protéger de troubles qui pourraient être plus grands.

Il passe par des phases de colères de plus en plus violentes (ou froides), de bouderies, alternant avec des périodes où il se montre à nouveau plus "gentil", comme il était au début de la relation, donnant l'illusion d'un retour au bonheur, faisant espérer que les choses redeviennent comme au début, mais plongeant progressivement ses victimes dans un état dépressif qui peut les mener parfois jusqu'au suicide.  

La victime se retrouve dans un état d’angoisse terrible parce qu’elle ne peut évacuer le stress, mais, en plus, elle éprouve de la honte. La honte de n’avoir été aimée, d’avoir été humiliée, d’avoir subi et d’avoir été considéré comme un objet qu’on pouvait casser en petits morceaux.

La manipulation psychologique a un effet dévastateur sur la victime. C’est un mal qui vous vol votre personnalité. La confiance s’étiole chaque jour. Le psychisme n’est pas le seul altéré, le corps réagit aussi et des maladies plus ou moins grave peuvent vous atteindre : troubles digestifs, insomnies, problèmes de concentration, perte de mémoire, tentative de suicide….

C’est un personnage dangereux parce qu’il est toujours sur la lame du rasoir que l’on nomme schizophrénie et peut y basculer à n’importe quel moment, en y entraînant toute personne qui ne saura pas se libérer de son emprise. Pire encore, si le seul moyen qu’il a de se mettre à l’abri de ses mensonges est de vous maintenir dans un état de folie, sachez qu’il n’aura aucun remord à le faire, car il en dépend de sa survie !

Le manipulateur a un grand mal-être intérieur qu'il cache soigneusement par la manipulation, il se met à l'abri par une carapace qu'il se forge mais lorsque cette carapace n'a pas pu résister, c'est l'hécatombe pour lui et il voit, avec peur, la réalité en face.

QUE FAIRE ?
L’idéal est de réagir le plus tôt possible, avant d’être englué dans une situation où il n’y a pas d’autre solution que le départ. L’essentiel n’est pas de savoir comment on s’est mis dans cette situation mais d’en sortir.

Vous pouvez choisir de continuer cette vie en acceptant de vous faire rabaisser, imaginer un plan de riposte pour répondre aux attaques de votre harceleur, ou alors décider d’y mettre fin. Il faut savoir que la séparation ne se fera pas dans la sérénité : le harceleur le vivra comme un échec et il ne supportera jamais de laisser partir sa victime sans réagir.

Si vous décidez de partir, soyez prête à vous battre, ne vous laissez pas attendrir par de nouvelles promesses. Ne croyez pas à ses intentions de divorces à l’amiable, soyez certaine qu’il se battra pour vous nuire et récupérer un maximum de biens.

FUYEZ !!!

Rédigé par la rage au coeur

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